Projets

Reimann Lieder

QUATUOR À CORDES & SOPRANO
Schubert, Brahms, Schumann, Mendelssohn (arr. Reimann)

Dans les années 1990, Aribert Reimann, auteur de la musique de l’opéra «Lear», d’après Shakespeare, a écrit un nouvel accompagnement pour quatuor à cordes et soprano des lieder de ces quatre compositeurs romantiques.


Katharina Ruckgaber, soprano
Quatuor Terpsycordes

Programme

Aribert Reimann: arrangements des Lieder

Schubert: Mignon
Brahms: Ophelia
Schumann: 6 Lieder op. 107
Mendelssohn/Reimann: Oder soll es Tod bedeuten?

peinture_Mignon-Bell Irving

Projet

« Le vent d'automne dans le lied de Mendelssohn est complètement différent, il bruisse dans les arbres. »


«Leise zieht durch mein Gemüt…» («Untintement léger me traverse le coeur…»), «Nur wer die Sehnsucht kennt…» («Seul qui connaît la nostalgie…»): ces vers nous rappellent des mélodies. Des lieder qui ont un air de déjà entendu. Sont-ils de Schubert, de Schumann, de Mendelssohnou de Brahms?

Nous ne saurions le dire au juste, mais les notes sont là, qui caressent notre oreille. Et que les lieder soient
interprétés avec un accompagnement de piano, la chose va de soi: le piano est une part de leur sonorité.

Pourtant, lorsque des passages lyriques deces mêmes lieder sont accompagnés par des cordes, notre attention est éveillée. Quelle sonorité prosaïque que celle du piano! pensons-nous alors. Dans les années 1990, Aribert Reimann, auteur de la musique de l’opéra «Lear», d’après Shakespeare, créé en 1974, a écrit un
nouvel accompagnement pour des ensembles de lieder des quatre compositeurs mentionnés à l’instant. Un accompagnement pour quatuor à cordes. Il n’a presque rien changé à la voix chantée, pas plus qu’au texte, ne se permettant que quelques corrections dans la dynamique musicale. Le résultat est saisissant, et certains registres expressifs, accentués pour mieux parler aux sens, produisent un effet beaucoup plus envoûtant que dans la version avec piano.

Dans le lied de Mendelssohn, le vent d’automne est métamorphosé: il fait bruire le feuillage des arbres; la version avec piano est ici plus proche du texte, où le vent d’automne est dit agiter les arbres. Les neuf lieder des Mendelssohn – «des», car cinq sont de Fanny, la soeur de Felix – sur des poèmes de Heine traitent du rêve et de la mort. Aribert Reimann les a reliés par de brefs interludes. Pourquoi? Parce que ces interludes sont susceptibles de nous faire découvrir de nouveaux univers sonores dans l’environnement familier du lied romantique. Mais il pourrait aussi arriver que nous comprenions soudain que la mort a déjà été mise en musique jadis par des moyens similaires – et qu’à cette époque elle doit avoir produit un effet d’une modernité effrayante.

Diffusion

Prochain concert: Konzertreihe, Wädenswil (CH), 18.09.2022

Contact

Suisse romande – France
Quatuor Terpsycordes, Claire Rufenacht, chargée de diffusion: diffusion [at] terpsycordes [dot] com

Suisse allemande
Philipp Bachofner: philippbachofner [at] artarena [dot] ch
https://artarena.ch

Allemagne
Katharina Ruckgaber: katharina [dot] ruckgaber [at] web [dot] de
http://katharinaruckgaber.com